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Prix Sony Labou Tansi 2023


La journée académique au Théâtre des Quatre-Saisons, à Gradignan

jeudi 27 avril 2023


Les élèves des classes de Première 4 et 6 ont participé à ce prix et à cette journée.

Le prix littéraire Sony Labou Tansi concerne des œuvres éditées depuis moins de cinq ans et écrites par des auteurs francophones vivants, de langue française.

Ainsi, les élèves ont lu les cinq pièces présentées ci-dessous, ont participé à des ateliers de mise en voix et en jeu animés par les deux comédiens de la compagnie Chat Bus, Valérie Leconte et Olivier Chambon.

Ensuite, ils se sont rendus à Gradignan, où ils ont retrouvé tous les autres lycéens de l’académie ayant participé à ce prix. Le matin, les élèves ont choisi de défendre une œuvre dans le cadre d’un atelier. Ils pouvaient participer :

→ à la confection d’une affiche, planche de bande-dessinée…

→ à l’enregistrement audio d’une émission radio

→ à une mise en voix, en jeu d’un extrait, sous la conduite du comédien Alain Chaniot

→ à des exercices de réécriture, d’écriture

→ à des reportages sur les activités menées par les autres groupes le matin.

L’après-midi, œuvre par œuvre, chaque groupe a proposé une restitution de son atelier, dans la belle salle de spectacle du théâtre. Les élèves ont fait preuve de beaucoup de créativité ! Bravo aux artistes !

Le vote est en cours, nous connaîtrons prochainement le nom du lauréat du prix Sony Labou Tansi 2023.



Les œuvres concourant cette année sont toutes disponibles au CDI :


- Les Forteresses de Gurshad Shaheman, France, Iran

Dans Les Forteresses, Gurshad Shaheman évoque son histoire personnelle ou plus exactement l’histoire des femmes de sa famille. À partir d’interviews de sa mère et de ses deux tantes, il a écrit trois monologues entrelacés. Toutes trois nées en Iran à la fin des années 1950, militantes de gauche, elles ont participé à la révolution de 1979, connu la désillusion après l’islamisation du pays, vécu huit ans de guerre contre l’Irak… Puis, dans les années 90, deux d’entre elles ont décidé de quitter l’Iran : l’aînée partie pour la France et sa sœur cadette partie...


- Traces de Felwin Sarr, Sénégal

De retour de ses pérégrinations autour du monde, un homme revient sur sa terre natale, l’Afrique, porteur d’une parole adressée à sa jeunesse. En narrant l’histoire du Continent depuis ses origines, il demande à ses habitants de tourner à nouveau leur visage vers le soleil, de reconquérir leur liberté et leur dignité, de continuer à marcher et à élargir les horizons.


- La Terre entre les mondes de Métie Navajo, France

Il y a des régions tranquilles au Mexique, les plus éloignées des États-Unis et les plus proches de Dieu, c’est ce qu’on dit. Là, entre un village maya et les vastes plaines recouvertes de soja, qui un jour étaient forêts, au pied d’une croix qui ne porte plus de christ, deux jeunes filles creusent un trou pour un fantôme. La plus noire, Cecilia, est maya et vit au village avec son père qui soliloque en appelant la pluie. La plus blonde, Amalia, à peine plus jeune, appartient à une congrégation religieuse européenne qui travaille la terre et vit retranchée du monde. Elle n’a jamais vu plus loin que les plantations, elle a soif d’océans, d’arbres. Autour d’elles, une sœur jalouse, une mère disparue, une morte qui refuse de mourir, et les dieux priés ou déchus. A travers Cecilia et Amalia, ce sont deux univers qui se regardent, eux-mêmes confrontés à l’intrusion sans état d’âme du monde technologique moderne.


- Mère prison d’Emmelyne Octavie, Guyane Française

Deux fois par semaine, elle attrape le bus et son courage, attache ce dernier à ses reins et se rend au parloir. Le mardi, pour son premier fils. Le jeudi, pour le cadet. Le troisième fils l’attend sagement à la maison. Il se protège du monde extérieur et mitraille toute la journée. Ils attendent tout d’elle. De cette mère qu’ils accablent de reproches. Il faut bien un autre coupable que soi quand on est en prison. Il faut bien quelqu’un sur qui crier sa rage.


- Polywere de Catherine Monin, France

Une plongée dans la sauvagerie, une initiation à l’animalité mais aussi un questionnement sur l’humain, à travers la métamorphose d’un jeune garçon traumatisé à vie après avoir accompagné un parent à la chasse. Sa bascule dans le monde animal, son apprentissage d’une autre sensualité sont traduits par une poésie sensorielle et une écriture syncopée qui fait palpiter les phrases.






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